Le marasme

Extrait du livre « Travailler avec les cinq obstacles », Ajahn Thiradhammo.

L’agitation provoquée par le marasme moral pourrait être un signe positif indiquant que la pratique commence à agir, qu’elle devient plus naturelle et s’intègre dans la vie quotidienne.

L’agitation pourrait être le sous-produit de ce transfert de valeurs méditatives de l’extérieur vers l’intérieur.

Idéalement, la pratique s’est rapprochée de la conscience du « non-moi », ou du moins elle s’est éloignée du besoin de continuer à nourrir l’ego en lui promettant de meilleurs résultats.

Encore une fois, bien sûr, il faut faire attention ; il s’agit peut-être du « marasme de la léthargie » ou du « marasme du chemin perdu ».

Cependant, si nous trouvons ce « syndrome du marasme » en remontant à la source de l’agitation avec patience et continuité dans la pratique, et en prenant soin de ne pas céder aux réactions que cela peut provoquer, le moment passera et notre pratique fonctionnera à un niveau beaucoup plus intégré et plus profond.

Sinon, mieux vaut consulter un enseignant !

Source du texte   Dhamma de la forêt