Le doute dû à l’ignorance

Extrait du livre « Travailler avec les cinq obstacles », Ajahn Thiradhammo.


Une cause particulière de doute survient lorsque l’on ne suit pas correctement la voie de la pratique telle que décrite par le Bouddha.

La personne va peut-être commencer avec un certain degré de confiance dans les enseignements et attendre des résultats.

Cependant, si elle ne s’engage pas à fond dans la pratique, elle ne verra pas de résultats.

Cela concerne plus particulièrement l’entraînement formel à la surveillance des portes des sens, la modération dans l’alimentation, la vigilance (voir le chapitre sur le désir sensoriel), la compréhension des qualités saines et le développement de supports pour l’éveil (A.III, 70).

Dans la psychologie bouddhiste, la perplexité et le doute (à propos du vrai Dhamma) sont considérés comme des processus mentaux (sankhāra).

Ils sont conditionnés par le contact sensoriel, qui repose sur l’ignorance, qui conditionne le ressenti et l’avidité (dans la séquence de la causalité interdépendante) (S.III, 99).

Cela implique que, si nous ne comprenons pas bien la nature des impressions sensorielles et de la perception, il est inévitable que le doute arrive.

Il est généralement double : on doute de ce qui se passe et on doute de ses effets quand il cause toutes sortes de réactions : « Pourquoi suis-je en train de douter ? Parce que je ne sais pas que le doute est causé par le fait de ne pas savoir. »

Source du texte   Dhamma de la forêt