La bienveillance étendue

Extrait du livre « Travailler avec les cinq obstacles », Ajahn Thiradhammo.

Les instructions classiques à propos du développement de la bienveillance se poursuivent en l’étendant à un cercle d’êtres de plus en plus large.

Nous créons notre propre négativité mais nous sommes parfois aussi un dépotoir pour la négativité des autres.

Par ailleurs, lorsque nous avons vu le mal que nous nous faisons en nous laissant emprisonner par la négativité, nous éprouvons de la compassion pour ceux que nous voyons emprisonnés de même.

Quand nous recevons la négativité des autres, nous entendons leur souffrance et nous avons envie de partager avec eux le bien-être que nous ressentons.

Nous commençons par souhaiter du bonheur à une personne avec laquelle il nous est facile de partager ce bien-être, par exemple quelqu’un envers qui nous avons de la gratitude.

Une fois que nous arrivons à faire cela facilement, si nous souhaitons étendre davantage la bienveillance, nous pouvons progresser peu à peu en l’adressant à des amis proches, puis à une personne neutre et finalement à une personne que nous n’aimons pas.

(Au début, les pensées de bienveillance ne doivent pas être dirigées vers une personne qui nous attire sexuellement ni vers une personne décédée.)

Nous pouvons évoquer des pensées de bien-être pour cette personne comme nous l’avons fait pour nous-mêmes :

« Puisse chacun demeurer dans le bien-être, libre de l’hostilité, libre de la négativité, libre de l’angoisse; puisse chacun maintenir ce bien-être en lui. Puissent tous les êtres être libérés de toute souffrance ; puissent-ils ne pas être séparés du bonheur qu’ils auront atteint. »

Source du texte   Dhamma de la forêt