L’énergie physique

Extrait du livre « Travailler avec les cinq obstacles », Ajahn Thiradhammo.

Les deux principales manières de perdre de l’énergie physique sont le surmenage et le sous- effort.

Nous pouvons avoir un certain degré d’énergie mais le drainer ensuite par des efforts excessifs, en nous forçant trop, en allant trop loin ou en repoussant nos limites.

L’autre façon de perdre de l’énergie est de ne pas faire d’exercice physique ou de ne pas nous nourrir correctement de sorte que nous ne réunissons pas les conditions adéquates pour soutenir l’effort.

Dans la vie et dans la pratique spirituelle, nous avons besoin d’une certaine endurance physique.

Les cinq « facteurs de l’effort » comprennent « l’absence de maladie et d’affliction, et une bonne digestion capable de supporter la tension de l’effort », ainsi que la foi, l’honnêteté, l’énergie et la sagesse (M.I, 128).

La vie monastique recommandée par le Bouddha exige un niveau raisonnable de santé et de forme physique pour pouvoir aller quêter sa nourriture et loger dans des conditions simples et loin de tout.

La tradition de la forêt thaïlandaise met beaucoup l’accent sur l’activité physique (il faut marcher pour aller quêter sa nourriture, balayer et nettoyer le monastère) et encourage la méditation en marchant ; tout cela contribue à maintenir un corps fort et en bonne santé.

Il arrive que certaines personnes soient très apathiques ou somnolentes sans se rendre compte que c’est dû à un problème de santé.

Je connais un moine qui était toujours fatigué ; quand il a vu un médecin en Occident, il s’est avéré qu’il souffrait d’un syndrome de fatigue chronique.

Il pensait être la proie d’un des « obstacles » alors qu’en réalité il était malade.

À présent il prend des médicaments, des protéines supplémentaires, gère son régime alimentaire et supporte beaucoup mieux la fatigue.

Source du texte   Dhamma de la forêt