– Ajahn Chah : Notre véritable demeure. Paroles d’Ajahn Chah à une vieille dame aux portes de la mort (46min.)
Source : Dhammadelaforet.org/
– Ajahn Chah : Notre véritable demeure. Paroles d’Ajahn Chah à une vieille dame aux portes de la mort (46min.)
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Le citta est comme la vacuité : en lui il n’y a ni confusion ni mal. C’est comme lorsque le soleil traverse le vide de l’espace : ses rayons et sa lumière emplissent tous les recoins de la terre parce que, quand le soleil se lève, il illumine toute la terre de manière égale. Le vide ne devient pas plus lumineux et, quand le soleil se couche, le vide ne s’assombrit pas. Lumière et ombre sont interchangeables. La nature du vide ne change jamais.
On demanda un jour à Ajahn Chah s’il était parvenu à l’Eveil, et il répondit : « Comment puis-je le savoir ? Je suis comme un arbre, rempli de feuilles, de fleurs et de fruits. Les oiseaux y viennent construire leur nid et se nourrir. Cependant l’arbre ne se connaît pas lui-même. II ne fait que suivre sa nature ; c’est comme cela, sans plus. »
Quand vous méditez, vous essayez de trouver un centre, un endroit où l’esprit peut rassembler son énergie. Et vous voulez pouvoir faire cela non seulement pendant que vous êtes assis ici, les yeux fermés, mais aussi quand vous vous levez et que vous vous déplacez. C’est la raison pour laquelle nous pratiquons la méditation marchée, pour apprendre à maintenir ce centre, à le conserver aussi immobile que possible bien que le corps se déplace.
Quand l’esprit est fort, alors la force du corps n’est pas un problème. Parce que le corps, bien sûr, connaît des hauts et des bas : il y a des moments où il est fort, des moments où il s’affaiblit. En particulier lorsqu’il vieillit, et qu’il a tendance à être de plus en plus faible. Mais tant que les bonnes qualités dans votre esprit sont fortes, c’est ce qui est vraiment important. Et ça, cela peut être votre refuge.