Les facultés spirituelles

Le Bouddha a évoqué cinq facultés spirituelles qui se transforment en forces spirituelles si nous les cultivons et les développons. Nous avons tous ces facultés en nous et les développer signifie en faire de grandes qualités qui deviennent des facteurs d’Eveil. Tant qu’elles ne sont que des facultés, elles sont des potentiels d’Eveil.

Le Bouddha les a comparées à un attelage comprenant un cheval de tête suivi de deux paires de chevaux qui tirent un chariot. Le cheval de tête peut courir aussi vite ou aussi lentement qu’il le désire, tandis que les autres doivent suivre son rythme. Les deux paires de chevaux doivent bien s’équilibrer entre elles car, si les deux premiers vont plus vite que les deux qui sont attelés derrière eux, le chariot se renversera.

La faculté première – le cheval de tête – est l’attention. A nous de voir la qualité d’attention dont nous disposons à tout moment. L’attention est un facteur mental qui fonctionne d’instant en instant ; on peut la comparer à un observateur. Si nous disposons tout le temps d’un observateur, nous aurons plus de chances de rester sur la voie.

Les deux premières facultés à équilibrer – la première paire de chevaux – sont la foi/confiance et la sagesse.

Le Bouddha a fait une analogie pour ces deux qualités : la foi est comme un géant aveugle qui rencontre un infirme de petite taille aux yeux perçants, la sagesse. Le géant aveugle dit au petit infirme aux yeux perçants :

« Je suis fort et je peux avancer très vite mais je ne vois pas où je vais. Tu es petit et faible mais tu as des yeux perçants. Si tu veux bien monter sur mes épaules, ensemble nous pourrons aller très loin ».

Cette analogie nous dit que, bien que la foi/confiance soit une belle faculté, elle est incapable de trouver la bonne direction si elle est dépourvue de sagesse.

Nous disons que «la foi peut déplacer les montagnes » mais, du fait de son aveuglement, elle ne sait pas quelle montagne a besoin d’être déplacée. Par contre, associée à la sagesse, elle offre un immense potentiel.

La raison de cette force est que le cœur et l’esprit se retrouvent en harmonie. L’esprit peut avoir la sagesse et le cœur peut avoir la foi. Quand le cœur et l’esprit sont en mesure de coexister, quand rien ne les sépare, la force qui s’en dégage est bien plus grande que 1+1=2. Cela ressemble davantage à 2 à la puissance 2.

La foi/confiance en tant que qualité du cœur a cette immense valeur parce qu’elle est liée à l’amour. Nous ne pouvons avoir confiance qu’en des choses ou des personnes que nous aimons. La foi est également liée à la dévotion, laquelle est un abandon de soi et un affaiblissement de l’orgueil. Il s’agit là de qualités spirituelles nécessaires et d’une grande valeur.

Si nous sommes entièrement dévoués à un idéal élevé tel que le Bouddha-Dhamma-Sangha, nous comprenons qu’il existe quelque chose de plus grand que nous. La dévotion que nous pouvons avoir pour cet idéal se manifeste quand nous lui offrons amour et admiration, respect et gratitude. Or, il est très important et utile de développer toutes ces qualités.

Cependant le Bouddha dit aussi que la foi aveugle n’est d’aucune utilité. Avoir une foi aveugle signifie que nous croyons ce que les autres disent sans l’avoir vérifié par nous-mêmes ; que nous avons foi dans quelque chose parce que notre famille y adhère, ou parce que c’est écrit dans certains livres, parce que c’est transmis de maître à disciple, parce que la doctrine nous paraît intéressante, parce qu’elle promet des révélations mystiques ou parce que celui qui l’enseigne est une personne respectée. Aucune de ces raisons n’est valable pour suivre une voie spirituelle. Il n’est pas juste de croire à quelque chose parce qu’on nous a demandé d’y croire.

Si notre esprit a un peu de sagesse – et sans cela la vie serait insupportable – nous pouvons facilement examiner la question et voir si notre foi et notre dévotion sont justifiées.

Nous pouvons, par exemple, vérifier par nous-mêmes, plusieurs fois par jour, deux des caractéristiques de l’existence dont parle le Bouddha : l’impermanence et l’insatisfaction. Ainsi, nous saurons vraiment ce qu’elles signifient. Nous contenter d’y croire ne servirait pas à grand-chose car cela ne changerait rien dans notre cœur ni dans notre esprit.

Par contre, en vérifiant l’impermanence et l’aspect insatisfaisant de tous les phénomènes du monde – ce qui n’est guère difficile – nous gagnerons en sagesse, de jour en jour.

La foi inébranlable dans le Bouddha-Dhamma-Sangha est l’un des attributs de Celui qui entre dans le courant (le sotapanna). Jusqu’à ce premier pas décisif sur la voie, l’obstacle du doute existe encore. Quand nous aurons établi en nous une foi inébranlable dans la véracité et l’exactitude des enseignements du Bouddha, nous aurons franchi un pas important. Notre cœur sera ouvert et cette qualité nous sera très précieuse, mais la compréhension doit suivre.

En pāli, le mot citta se rapporte à la fois au sentiment et à la pensée, tandis que, dans nos langues occidentales, nous sommes obligés de faire la distinction entre cœur et esprit parce que nous considérons que les sentiments relèvent du cœur et que la pensée relève de l’esprit. Sans cela, nous ne pouvons pas exprimer clairement ce que nous voulons dire.

La pensée se fait avec rationalité et logique mais ces capacités sont altérées par notre émotivité, par nos réactions à nos ressentis. La formule qui définit la maturité est : « La purification des émotions apporte la clarification de la pensée ».

Si nos émotions sont pures – comme c’est le cas lorsque prédominent la dévotion, la gratitude, le respect et la foi/confiance – nos pensées ont beaucoup plus de chances d’être claires. Les émotions impures liées à la force du désir ou de l’aversion sont celles qui font obstacle à notre capacité à penser. Nous ne voyons pas les choses clairement quand nous sommes sous l’emprise de fortes émotions.

Notre système d’éducation ne tient aucun compte de cela et les parents ne l’enseignent pas non plus à leurs enfants.

Le Bouddha, lui, l’a clairement exposé. Chaque être humain a un cerveau doté d’un hémisphère droit que l’on dit « féminin » et d’un hémisphère gauche dit « masculin ». L’hémisphère gauche est responsable du côté droit du corps et vice versa. Tout comme les deux paires de chevaux doivent équilibrer leurs forces, les deux côtés, masculin et féminin, doivent parvenir à former un tout harmonieux. Le côté masculin est généralement lié à la rationalité, la logique, la pensée linéaire et la compréhension. Le côté féminin est lié aux sentiments, au développement, à la gentillesse, la compassion, l’amour et à tous les aspects émotionnels. Nous disposons des deux côtés – des capacités émotionnelles et des capacités mentales – mais très peu d’entre nous les développent au même degré… et c’est pour cela que le chariot se renverse !

L’émotivité est tout aussi dangereuse que la pensée quand on n’est pas en contact avec ses propres ressentis. Dans les deux cas, le déséquilibre peut avoir de graves conséquences.

Je me souviens qu’à l’école, on nous apprenait à exposer notre point de vue. On nous donnait un sujet à débattre avec un autre élève. Ensuite, nous devions changer de place et soutenir le point de vue opposé en trouvant des arguments contraires. N’importe quel enfant peut le faire, n’importe quel adulte peut le faire. Il s’agit d’une simple forme de réflexion qui permet d’adopter n’importe quel point de vue en un clin d’œil.

Il n’y a pas de vérité intrinsèque dans une opinion parce qu’il s’agit d’une pensée linéaire.

Cependant, si des sentiments se mêlent à ces pensées, nous ne pouvons plus prendre une position opposée à notre opinion. C’est comme l’histoire de la mangue dans laquelle il faut mordre si on veut en connaître le goût. On peut nous dire toutes sortes de choses sur les mangues, combien elles sont sucrées, délicieuses, douces, mais nous ne pourrons pas imaginer leur goût tant que nous n’en sentirons pas une dans notre bouche pour en avoir une expérience personnelle directe. A ce moment-là, nous ne discuterons plus pour savoir si une mangue est douce ou pas parce que nous aurons fait l’expérience de la vérité de la chose. Telle est la différence entre la simple pensée et la pensée enrichie par l’expérience du ressenti.

Une personne qui va trop loin sur la voie de la pensée rationnelle doit apprendre à trouver un équilibre avec les sentiments, l’aspect féminin.

Toute personne chez qui la pensée a étouffé l’expérience des ressentis doit pratiquer l’attention aux sentiments et aux sensations. D’un autre côté, l’aspect féminin est souvent de l’émotivité, ce qui signifie que nous nous laissons emporter par les émotions et, par conséquent, la justesse de notre réflexion en souffre. Il est impossible d’être capable d’une réflexion logique et d’analyser le processus de formation des pensées quand les émotions sont au premier plan.

Bien sûr, chez les femmes, cette attitude est liée aux mœurs d’une société patriarcale, mais elle est essentiellement due au fait de ne pas avoir développé le potentiel masculin et féminin qui est en chacun de nous.

La personne qui a une prédominance analytique a souvent l’impression que son approche va la faire aboutir aux résultats désirés. Si elle n’est pas souvent aiguillonnée et encouragée à entrer en contact avec ses ressentis, elle ne le fera pas. Quant à celle qui a l’habitude de vivre et de réagir à travers ses émotions, elle sera incapable de fonctionner autrement tant qu’on ne lui aura pas montré l’alternative offerte par la méditation.

Si on vit uniquement en relation et en réaction avec ses émotions, la vie peut devenir très difficile. Les personnes qui vivent ainsi essaient souvent d’étouffer leurs émotions pour résoudre ce dilemme. Mais, bien sûr, ce n’est pas la solution ; mieux vaut purifier les émotions que les étouffer. La personne qui fonctionne avant tout par la pensée doit, elle aussi, purifier ses émotions mais, avant cela, elle devra apprendre à entrer en contact avec ses ressentis.

Celui qui vit avec ses émotions, et qui est toujours en réaction à cause d’elles, doit aussi commencer par entrer en contact avec elles mais pas pour les étouffer, plutôt pour être encouragé à avoir des réactions saines. Quand le processus de purification des émotions est en route, la pensée n’est plus obscurcie par une vague de confusion.

Si nous ne passons pas par là, nous n’utilisons que la moitié de notre potentiel.

Voilà ce que foi et sagesse peuvent signifier pour nous : l’équilibre entre les émotions et la pensée rationnelle. Quand nous développons les deux, nos facultés deviennent des forces. L’harmonisation de nos capacités émotionnelles avec nos capacités mentales est l’essence de l’harmonisation de la foi/confiance avec la sagesse. Un esprit fort est un atout important, mais seulement en conjonction avec des émotions purifiées. La foi/confiance est l’une de ces émotions purifiées.

La foi/confiance vient plus facilement aux personnes dont le problème premier est l’avidité plutôt que l’aversion. La foi éveille des sentiments agréables, et le plaisir est la direction de l’avidité. Dans ce cas, l’avidité est un « plus » même si, bien sûr, c’est un trait fondamentalement négatif. Par contre, si nous l’utilisons positivement, nous nous engageons dans un processus de purification – en désirant ce qui est sain et bénéfique, ce qui nous conduit au supra-mondain.

Au départ, l’avidité nous ouvre à la foi, ce qui engendre des sentiments/sensations agréables. Ensuite, nous pouvons utiliser l’avidité pour désirer avoir de bonnes méditations, pour « entrer dans le courant » (sotapatti, le premier niveau d’Eveil), et trouver la libération ultime. Il s’agit de désirs mais des désirs qui vont dans une direction juste : on utilise l’avidité pour se libérer de l’avidité. C’est notre meilleure approche car l’avidité n’est vraiment éliminée qu’au troisième niveau d’Eveil (anagami, « Celui qui ne reviendra plus »).

Si nous utilisons l’avidité de cette manière, nous recherchons ce qui nous apportera le plus grand des bienfaits, au lieu de nous contenter de rechercher le plaisir des sens.

La voie du Bouddha s’appelle « la voie du milieu », ce qui implique un équilibre. Nous devons équilibrer tous les extrêmes pour qu’ils deviennent le fondement de l’élaboration d’une personne harmonieuse dont la pratique pourra s’épanouir. C’est la raison pour laquelle le Bouddha a recommandé la méditation sur les aspects repoussants du corps. Les gens disent souvent qu’ils ne veulent pas penser à leur corps comme à quelque chose de repoussant ; après tout, c’est une bonne machine qui fonctionne et qui est très utile. Le problème est que nous sommes amoureux de notre corps ; nous y sommes attachés, nous l’adorons, nous essayons de le préserver, de le garder jeune, de l’embellir. Nous y sommes attachés et nous considérons qu’il s’agit de « moi ».

La méditation sur les aspects repoussants du corps n’a pas pour but de nous en dégoûter mais simplement de contrebalancer notre identification au corps. Nous pouvons comparer cela à marcher sur une corde raide : si nous nous penchons trop à droite, nous tombons ; trop à gauche, nous tombons. Il faut constamment garder l’équilibre et chacun doit le faire pour soi-même.
Si nous sommes conscients que nous avons tendance à réagir à nos émotions, nous devons commencer à analyser ce qui se passe en nous et à investiguer. Pour quelqu’un qui a toujours vécu en réaction à ses émotions, il est difficile de voir au-delà. La pratique de la méditation aide énormément parce que le calme – qui ne peut manquer d’apparaître à un degré ou à un autre – permet de pénétrer dans la claire contemplation de la réalité.

Nous devons apprendre à nous connaître, sinon il ne pourra pas y avoir de changement. L’introspection et l’attention à nos sentiments et à nos pensées devraient induire une compréhension assez claire de nous- mêmes pour nous aider à poser les bases d’un changement significatif.

Les deux autres qualités fondamentales à développer harmonieusement – la deuxième paire de chevaux – sont l’énergie/effort et la concentration. L’énergie dont nous avons besoin ici n’est pas une énergie physique mais plutôt une énergie mentale ; elle n’est donc pas liée aux capacités de notre corps.

La pratique spirituelle nécessite une détermination inébranlable, une énergie magnifiée. Le Bouddha nous a comparés à un homme qui porte sur la tête un turban en feu. Dans une telle situation, l’homme veut se débarrasser aussitôt de son turban. C’est ce même sentiment d’urgence qu’il nous faut pour pratiquer avec détermination et diligence.

L’énergie dépend aussi du fait que l’on se donne une seule direction à suivre. Nous avons pleinement conscience de ce qui est le plus important et nous n’hésitons pas entre la vie sociale, l’action sociale, la pratique, les divertissements et toutes les autres options qui s’offrent à nous. Nous avons tous plus d’énergie pour les choses que nous aimons.

Nous devons veiller à ne pas gaspiller notre énergie à la recherche de plaisirs sensoriels simplement parce qu’ils nous sont agréables. Nous ne devons pas oublier que les sensations agréables passent tellement vite qu’elles ne nous satisfont jamais vraiment, de sorte que nous investissons toute notre énergie sans être jamais pleinement satisfaits en retour. Cette recherche de plaisirs sensoriels s’avère donc être un gaspillage d’énergie.

Si, en posant un regard clair sur nous-mêmes grâce à l’attention, à la pleine conscience et à l’introspection, nous constatons qu’en investissant notre énergie dans la méditation et la pratique du Dhamma, notre dukkha est grandement diminué, nous nous tournerons certainement dans cette direction. Le reste de la vie quotidienne se produit de toute façon. La plupart des gens utilisent quatre-vingt-dix-huit pour cent de leur énergie à se maintenir en vie – pas nécessairement parce qu’ils doivent travailler très dur pour gagner leur vie, mais juste pour remplir leurs obligations et leurs responsabilités, pour continuer à avancer.

Si nous utilisons notre énergie pour méditer, pour développer l’attention et la présence consciente, les facultés de l’esprit s’aiguisent tant et si bien que les choses secondaires et les obligations pour nous maintenir en vie se font facilement et harmonieusement. Ainsi, nous investissons notre énergie au mieux, sans manquer à nos responsabilités.

Si l’énergie n’est pas associée à la concentration, elle se transforme en agitation et nous nous en apercevons très vite en méditation. Parfois, même si nous ressentons beaucoup d’énergie, nous n’arrivons pas à nous concentrer. L’esprit et le corps sont agités ; nous avons envie de nous lever d’un bond et de fuir. Inversement, si la concentration est trop forte et qu’il n’y a pas d’énergie, le troisième des « Cinq Obstacles » apparaît : apathie, torpeur. Cela aussi se reconnaît facilement en méditation.

Les gens qui ont l’habitude de se concentrer et qui y parviennent aisément peuvent, à l’occasion, manquer d’énergie, et la concentration contribue alors à un endormissement. A ce moment-là, la méditation devrait être orientée vers la contemplation plutôt que vers la concentration.

La méditation de la tranquillité, qui est pure concentration, peut devenir endormissement quand il n’y a pas assez d’énergie, mais la contemplation sur l’impermanence – sur la constante apparition et disparition des pensées et des sensations – peut réveiller l’énergie dont on a besoin. Comme notre vigueur est limitée, nous devons l’utiliser de la meilleure façon possible.

La plupart des gens ne comprennent pas que l’énergie est un atout immense et ils la gaspillent dans toutes sortes d’activités inutiles. Quand nous réalisons que l’énergie est un facteur essentiel sur la voie spirituelle, nous commençons à mieux la protéger. Quand le corps vieillit, l’énergie physique diminue mais il n’est pas nécessaire qu’il en aille de même pour l’énergie mentale – au contraire !

Quand le corps est jeune et plein de vigueur, toutes sortes d’activités physiques se produisent et l’esprit peut en être négligé. Chez une personne plus âgée, quand l’activité physique décroît, on peut accorder plus d’attention à l’esprit et l’énergie mentale peut augmenter.

L’énergie et la concentration doivent s’équilibrer, en premier lieu, dans la méditation. Quand ces facultés deviennent des forces, il en résulte des méditations profondes ou absorptions méditatives (jhana).

Quand la sagesse devient une force, elle donne naissance à la vision pénétrante des trois caractéristiques de l’existence: l’impermanence (anicca), le caractère insatisfaisant de toute chose (dukkha) et l’absence de centre personnel (anattā).

Quand la foi/confiance devient une force, elle se manifeste sous la forme des quatre émotions incommensurables (brahma vihara) : l’amitié bienveillante (mettā), la compassion (karuna), la joie altruiste (mudita) et l’équanimité (upekkha).

L’attention devient une force quand on prend l’habitude d’observer régulièrement, comme le suggère le Bouddha, le corps, les sensations, les intentions et le contenu des pensées.

Parvenir à maîtriser tous ces aspects est un idéal, mais les pratiquer est une nécessité. Et puisque nous avons tous ces facultés en nous, nous avons toutes les raisons de les développer. Nous deviendrons ainsi des personnes plus harmonieuses, mieux équilibrées, avec moins de difficultés et capables d’aider les autres.

Développer ces cinq facultés devrait être une priorité dans la vie de chacun car, quand on trouve le juste équilibre entre ces facultés, on établit la juste connexion entre le cœur et l’esprit.