Le kamma

Dhamma

Le kamma (Karma en sanskrit)

La loi du kamma (en sanscrit : karma); fait partie des enseignements essentiels dans le Bouddhisme.

Etre “Bouddhiste” c’est aussi; connaître et comprendre le kamma

La doctrine bouddhique de la renaissance doit être distinguée de la théorie de la réincarnation qui implique la transmigration d’une âme dans une nouvelle enveloppe physique, car le Bouddhisme n’admet pas l’existence d’une âme immuable et éternelle créée par un Dieu ou émanant d’une Essence Divine (paramatma).

Kamma, selon le Bouddha :

Définition :

“L’intention, vous dis-je, est kamma. En ayant intention, on crée du kamma au moyen du corps, du discours, et de l’intellect.”

« O Moines, la volition (cetanâ) est ce que j’appelle action (cetanâ’ham bhikkhave kammam vadâmi) car c’est par la volition qu’on accomplit l’action corporelle, par la parole ou l’esprit…
Il existe le kamma (action), ô moines, qui mûrit aux enfers…, le kamma qui mûrit dans le monde animal…, le kamma qui mûrit dans le monde des hommes…, le kamma qui mûrit dans le monde céleste… Cependant le Fruit de kamma est triple : mûrissant au cours de la vie (dittha-dhamma-vedaniya-kamma), mûrissant à la prochaine renaissance (upapajjavedanîya kamma), mûrissant au cours de naissances successives (aparâpariya-vedaniya-kamma .»

«La convoitise, ô moines, est une condition propre à l’apparition de kamma, la haine est une condition propre à l’apparition de kamma, l’égarement est une condition propre à l’apparition de kamma »

« Les actions mauvaises sont de trois sortes : conditionnées par la convoitise ou la haine ou l’égarement. »

« Le meurtre…le vol…les relations charnelles illégales…le mensonge…la médisance…les paroles grossières…les bavardages insensés mis en pratique, entretenus et souvent cultivés, mènent à une renaissance aux enfers ou parmi les animaux ou les trépassés ».

« Celui qui tue et qui est cruel va aux enfers, ou s’il reprend naissance comme homme, sa vie sera de courte durée. Celui qui tourmente les autres sera affligé de maladies. Le coléreux sera laid, l’envieux sera sans influence, l’avare sera pauvre, l’obstiné sera d’humble extraction, l’indolent sera sans connaissances. Dans le cas contraire, l’homme renaîtra au paradis ou, s’il renaît comme homme, il vivra longtemps, sera beau, aura de l’influence, sera de noble origine et pourvu de connaissances. »

« Les êtres sont possesseurs de leur kamma, héritiers de leur kamma, le kamma est la matrice d’où ils naissent, le kamma est leur ami, leur refuge. Quel que soit le kamma qu’ils accomplissent, bon ou mauvais, ils en seront les héritiers. »

Source : Nyanatiloka –Vocabulaire Pali-Français des termes Bouddhiques

Kamma et renaissance

Dans notre vie quotidienne, tous nos actes (karma) dépendent étroitement de cette vision des choses : nos actions, nos réactions, nos désirs et nos craintes sont déterminés par cette croyance en l’ego. C’est pour l’entretenir, le protéger et le développer que nous agissons ou réagissons, en fonction de nos idées et de nos sentiments ou des événements extérieurs.
A chaque fois que quelqu’un ou quelque chose nous semble le mettre en cause, nous agissons comme pour bien nous prouver à nous-même que nous existons, que cet ego existe. Chacun de nos actes, ainsi, naît de cette intention de prouver son existence et, une fois l’acte passé, nous nous réjouissons de l’avoir prouvée.
Chaque fois que notre ego est en danger de mort, nous faisons tout pour le faire renaître, pour le maintenir en vie… C’est la croyance en l’ego qui nourrit l’intention de chacun de nos actes et c’est l’attachement au résultat de ces actes qui entretient notre croyance en l’ego. Chaque acte entraîne ainsi une “nouvelle naissance” – une renaissance – de l’ego.

Source : UBE

Dominique Trotignon, explique :

Si le terme karma se traduit par “acte”, étymologiquement il vient de la racine indoeuropéenne *kr qui, en français, a donné le verbe “créer”. Le karma est donc une “construction”, un acte intentionnel et volontaire qui s’effectue en faveur de l’idée du Soi. C’est l’acte en tant qu’il perpétue l’idée de Soi, par l’intermédiaire du doublet convoitise/aversion : ce que je fais pour perpétuer l’idée de Soi en la nourrissant, ou ce que je fais contre ce qui la met en danger, pour protéger cette idée de Soi de la destruction.
Il ne s’agit donc pas de tout acte mais seulement de celui qui, consciemment ou inconsciemment, nourrit ou protège le Soi, a l’idée de Soi pour fondement. Il est donc logique qu’il perpétue ce Soi et qu’il en provoque la renaissance… c’est sa raison d’être, sa fonction même !
Source : UBE

Kamma

Kamma en pali, ou karma en sanskrit, signifie acte, action, ainsi que l’état mental dans lequel est fait cette action, bonne ou mauvaise. C’est donc l’état mental présent dans l’esprit quand nous faisons une action. Ce n’est pas l’action elle-même, qu’elle soit bonne ou mauvaise, mais l’état mental qui accompagne cette action, qu’elle soit saine ou malsaine.

Comme tout état mental, il apparaît et disparaît immédiatement, car selon les enseignements du Bouddha, que ce soit un phénomène matériel ou mental, il apparaît et disparaît immédiatement. Cependant, contrairement aux autres états mentaux, quand il disparaît, il laisse le potentiel de donner des résultats dans l’esprit des êtres.

Même si nous ne savons pas où ce potentiel est stocké, quand les conditions sont favorables pour le kamma de donner des résultats, les résultats sont produits. Prenons l’exemple d’un pommier. Avant que les fruits soient sur l’arbre, nous ne pouvons pas dire où ils sont stockés : dans les racines ou dans le tronc ou dans les branches ou dans les feuilles. Mais quand les conditions sont réunies, comme le soleil et l’eau, les fruits sont produits. Il en est de même avec le kamma qui a le potentiel de donner des résultats quand les conditions sont favorables.

Le kamma peut être bon ou mauvais. Lorsqu’il est bon, il produit de bons ou d’heureux résultats et quand il est mauvais, il produit de mauvais ou de douloureux résultats. Ceci est la loi du kamma découverte par le Bouddha. Il découvrit que certains êtres mouraient et reprenaient naissance dans une existence misérable parce qu’ils avaient un mauvais kamma de leur passé, et que d’autres avaient une renaissance heureuse en tant qu’êtres humains ou célestes parce qu’ils avaient un bon kamma de leur passé.

Il y a plusieurs sortes de kamma. Le kamma qui donne des résultats dans cette vie même, le kamma qui donne des résultats dans la future existence et le kamma qui donne des résultats de la troisième existence indéfiniment jusqu’à ce que la personne se libère de la ronde des naissances. Ces trois sortes de kamma s’éteignent quand ils n’ont pas l’occasion de donner des résultats pendant la durée impartie.

Cette compréhension de la loi du kamma nous enseigne que chacun est responsable de lui-même car si nous sommes heureux ou si nous souffrons c’est le résultat de notre kamma du passé. Tout ce qui est agréable dans notre vie est le résultat d’un bon kamma de notre passé, et toute notre souffrance est le résultat du mauvais kamma de notre passé. Nous ne pouvons par conséquent blâmer personne d’autre pour notre souffrance ou nos échecs dans cette vie. Si nous voulons accuser quelqu’un, nous pouvons accuser notre kamma.

Le kamma produit des résultats, et puisque nous créons nous-mêmes le kamma, nous sommes les seuls à créer les résultats qui seront produits. Nous sommes donc maîtres de notre futur. Nous pouvons modeler nos futures existences. Nous sommes libres, nous ne dépendons de personne pour avoir un bon futur parce que nous seuls pouvons créer notre futur.

Quand nous comprenons que nous sommes seuls responsables de notre souffrance ou de notre bonheur, nous savons que nous pouvons façonner notre futur afin d’obtenir le bonheur et non la souffrance. Si nous ne souhaitons pas de douloureux résultats, nous devons simplement éviter ce qui produira de douloureux résultats. La loi du kamma nous enseigne de nous abstenir de faire du mal, ce qui est nuisible à nous-mêmes et aux autres. Ainsi, nous pouvons améliorer notre vie dès à présent, et également nos vies futures.

Le Dalaï-lama dit qu’il est plus important de comprendre le kamma et comment il fonctionne plutôt que toute la philosophie du Mahayana sur la vacuité.

Chaque chose de notre vie présente est le résultat de notre passé, de ce que l’on a fait. Nous sommes responsables de ce qui nous arrive maintenant. Le monde est le champ de relations de causes et d’effets. Cela nous encourage à agir de façon à engendrer des effets qui nous seront bénéfiques plus tard. Le passé affecte le présent, les causes du passé engendrent notre présent.

Le bouddhisme enseigne l’équanimité par rapport aux événements de notre vie. La façon de répondre à ces événements aura des conséquences dans le présent et aussi dans le futur. En nous sentant responsables du moment présent, cela affecte nos comportements et leurs conséquences dans le futur. Nous donnons une orientation à notre vie en fonction des choix que nous faisons maintenant.

Si nous faisons preuve de gentillesse et de générosité, nous créons les causes pour recevoir de la gentillesse et de la générosité. Si nous manifestons de la colère et de l’hostilité nous créons les résultats : nous recevrons la colère et l’hostilité. Nous devons toujours être attentifs à la façon dont nous agissons dans le présent. Nous sommes responsables, nous en subirons les conséquences plus tard.

C’est notre intention, notre motivation qui sont importantes et produiront des résultats. Nous devons nous demander : quelle est mon intention quand je dis cela ? Quand je fais cela ?

Chaque action est déterminée par une intention. Cela peut être de se protéger, d’obtenir quelque chose ou bien d’aider. L’intention est la graine qui donnera des fruits plus tard. Le pouvoir de l’attention, sati, nous permet de ne plus répondre de manière conditionnée en semant des graines d’avidité et de haine. Nous sommes conscients de ce qui est sans réagir et créer du kamma.

Puisque que le kamma donne des résultats, s’il y a du kamma, il y aura des résultats. Nous ne pouvons échapper aux conséquences du kamma créé dans le passé, à moins de devenir Bouddha ou Arahant.

Quand une personne renaît dans une autre vie, cette renaissance est le résultat de son kamma passé. Selon l’enseignement du Bouddha, il n’y a pas d’intervalle entre la mort et la renaissance. Une personne peut renaître à des milliers de kilomètres ; il y a des gens morts en Angleterre et qui ont repris naissance en Australie. Bien que la distance soit très grande, des milliers de kilomètres, il n’y a pas d’intervalle entre la mort et la renaissance. La renaissance suit immédiatement la mort, c’est le résultat du kamma du passé.

La mort n’est qu’un moment de la vie, le dernier moment. En fait, la disparition d’un moment et l’apparition d’un autre moment se produit même quand nous sommes vivants. Nous mourons et renaissons à chaque instant de notre vie. En réalité, cette vie-ci et la prochaine vie ne sont différentes que d’un instant. Le moment de la mort, nous l’appelons cette vie, le moment qui suit immédiatement la mort, nous l’appelons la nouvelle vie ou la prochaine vie, car nous utilisons des termes conventionnels. Mais la mort et la renaissance sont simplement un moment suivant un autre moment.

Par exemple une seconde après minuit le 31 décembre, nous disons que c’est un nouveau jour, un nouveau mois, une nouvelle année. Mais en fait, il y a seulement une seconde de différence entre l’année précédente et la nouvelle année. Nous disons l’année dernière, l’année passée, mais en fait, nous ne sommes qu’à une seconde de minuit. De la même façon, quand les êtres renaissent c’est seulement un instant après la mort.

L’apparition et la disparition des phénomènes physiques et mentaux se poursuivent jusqu’à ce que l’on devienne Arahant ou Bouddha et que l’on meurt. Jusqu’à ce moment, l’apparition et la disparition des phénomènes physiques et mentaux continuent. Mais qu’est-ce qui renaît ?

La personne qui renaît n’est ni la même personne, ni totalement une nouvelle personne. Au moment de la renaissance, le kamma produit un état d’esprit et quelques propriétés matérielles, et c’est cela que l’on appelle renaissance. L’esprit et la matière qui sont produits au moment de la renaissance ne sont pas des choses transférées de la vie précédente. En fait, rien ne se déplace de cette vie vers la future existence. Cependant, les résultats des actes commis dans la précédente existence produiront des résultats dans le futur. Ils sont reliés par la loi de causes et d’effets.

Par exemple dans un collier ou dans un chapelet, il y a des perles. Ces perles sont différentes les unes des autres et sont distinctes aussi. Comme elles sont reliées par une ficelle, nous pensons qu’il y a une série de perles, mais en fait, il n’y a que des perles individuelles. De la même façon, l’esprit et la matière sont nouveaux à chaque instant, apparaissant à chaque instant, mais il y a quelque chose comme un lien qui traverse la succession d’apparition d’esprit et de matière qui est la relation de cause et d’effet. Selon le Bouddha, chaque chose dans le monde est souffrance du fait de son caractère impermanent.

Pouvons-nous trouver quelque chose qui soit permanent dans le monde ?

Pouvons-nous trouver quelque chose qui apparaît seulement et ne disparaît pas?

Rien ne dure continuellement, tout a une fin, simplement parce qu’il y a eu un début. Quand il y a un début, il y a une fin, c’est la loi de la nature, nous ne pouvons y échapper.

Nous sommes nés en tant qu’êtres humains, nous avons commencé à vivre, mais nous ne vivrons pas éternellement. Un jour nous mourons parce que ce sera la fin de notre vie. Quand il y a un début, il y a une fin et quelque chose qui a commencé et se terminera ne peut pas être permanente.

Le Bouddha dit « ce qui est impermanent est souffrance ». De même les cinq agrégats sont souffrance parce qu’ils sont impermanents. Il ne faut pas seulement chercher à comprendre les enseignements du Bouddha, il faut les mettre en pratique aussi. Ses enseignements sont comme des médicaments, ils ne sont efficaces que si on les prend. Nous pouvons avoir beaucoup de médicaments chez nous, mais si nous ne les prenons pas nous ne guérirons pas. C’est seulement en pratiquant que nous pourrons nous libérer de la souffrance et de toutes nos impuretés mentales. C’est pourquoi la pratique est si importante. C’est uniquement par la pratique que nous pourrons accomplir ce qui fut accompli par les Bouddhas et les Arahants.

En comprenant ses enseignements, nous comprenons que, quel que soit le résultat du kamma, qu’il soit bon ou mauvais, il est en fait souffrance puisqu’il crée de nouvelles existences qui sont souffrance et prolonge notre cycle dans le Samsara.
Source : vipassanasangha
Le Kamma, suivant le Bouddhisme :

Quant aux mécanismes de la renaissance, fruit du kamma, le bouddhisme enseigne, que tout être est un agrégat d’énergies matérielles et mentales. Après la mort, à savoir après l’arrêt du fonctionnement de l’organisme physique, les énergies demeurent vives : ce sont la volonté et le désir ardent d’exister, de progresser dans son existence… Ils sont si puissants qu’ils se manifestent de nouveau avec un autre corps en fonction, chargé du bien, du mal et de toutes les transformations opérées et « préparées » dans les vies antérieures. Tout cela s’accumule dans le corps d’autant plus qu’il est le « créateur » de celui-ci.

Voilà le processus de la réexistence, la « renaissance » . Dans le cours d’une même vie nous naissons, mourons et renaissons chaque instant, tout en continuant à exister, et ce, sans nécessité d’un atman ou d’une âme immuable.

La renaissance ne suppose pas l’existence d’une âme inchangée voire figée indépendamment du corps et du mental, qui « recevrait » un nouveau corps, châtiée ou récompensée par celui-ci, une âme déchue tombée du monde spirituel dans le « gouffre » de la matière. De plus, suivant le bouddhisme il n’est pas question de rétribution ou de punition accordée ou infligée à l’être vivant par une divinité gouvernante ; mais il s’agit d’un processus de causes et effets, d’actions et de réactions ; autrement dit : c’est une loi inchangeable.

Les agrégats d’énergies physiques et mentales qui composent la « vie » , changent incessamment et à tout instant ; ils meurent et sont ravivés. La vie est un flux ininterrompu sans qu’il ait besoin d’une substance transmigrant d’un corps à un autre, ni d’une étape à une autre.
Source : buddhaline

La place des khamma dans les renaissances :

Le terme pâli kamma (skt. karma) signifie littéralement : un acte, une action, une œuvre ou un fait accompli. En général, le mot kamma est employé pour désigner non seulement n’importe quelle action, mais aussi son résultat, comme c’est le cas pour le terme français« action » . Par exemple, écrire un livre est une action. Le livre écrit est donc un fruit de l’action d’écrire. Mais, enfin le livre écrit aussi peut être dési­gné comme une action lorsqu’on dit« c’est une bonne action » ou « c’est une mauvaise action » etc. En effet, la frontière entre l’action et son résultat est très étroite. L’action se transforme en fruit et celui-ci à son tour se transforme en action. Les actions continuent et leurs fruits aussi. Autrement dit, les actions se développent vers les résultats et ceux-ci s’acheminent vers d’autres actions.

Actions délibérées et intentions

Dans le contexte de la théorie des kammas, ce terme est employé pour désigner uniquement les cas concernant des actions délibérées et leur intention. La raison en est très simple : la volition (cetana) y est le facteur le plus important. Lorsque ce facteur est absent dans (ou pen­dant) une- action, celle-ci n’est pas définie comme un kamma, mais comme un simple acte (kiriya matta) qui ne produit aucun résultat kammique. Par exemple, si je regarde ma montre de temps en temps depuis ce matin, cela ne constitue pas un kamma, pourtant c’est une action au sens ordinaire du mot. Regarder la montre n’est-elle pas une action sans intention ? Si. Psychologiquement parlant, il existe une voli­tion : c’est celle de connaître l’heure (afin de boire une tasse de thé !), mais cette volonté n’a aucun effet kammique. L’intention de connaître l’heure, ou la volonté de boire du thé, ne produisent pas de série de pensées potentielles pour former un kamma. En revanche, si je regarde quelqu’un avec colère, je fais un kamma, car dans ce cas, mon action de regarder est fondée sur une volition influencée par la colère. Cette colère n’est pas arrivée par hasard, ni spontanément, mais elle a son histoire construite autour de mes cinq agrégats d’appropriation : c’est pourquoi j’identifie le « Je » présent au « Je » passé qui avait un problème avec l’individu vers lequel je manifeste ma colère. En renouvelant mon mécontentement ancien, et en regardant l’individu avec colère non seule­ment je renouvelle mon ancien « Je », mais je fais aussi un kamma fondé sur la volition appelée colère. Lorsque la volition est de plus en plus forte, le kamma s’élabore également. Pour le Bouddhisme, la voli­tion (cetana) est synonyme de kamma. Car, « c’est en ayant voulu qu’on effectue un kamma au moyen du corps, ou au moyen de la paro­le ou au moyen de la pensée » . Ainsi, sans volition, il n’y a pas de kamma.

Intention et Ignorance

Ici, il ne faut pas confondre absence de volition avec absence de connaissance. La première représente un état mental non délibéré, involontaire, tandis que la deuxième représente l’ignorance. Dans n’im­porte quelle action, l’ignorance peut exister à trois niveaux : On peut être en colère, mais, sans savoir qu’on est en colère ;. sans savoir que la colère n’est pas bonne ;. sans connaître la réalité des choses. On peut également être en colère tout en sachant qu’on est en colère, et tout en sachant que la colère n’est pas bonne. Pourtant, personne ne peut être en colère tout en connaissant la réalité des choses. Car, la colère ne se produit pas chez celui qui a compris la réalité des choses. Cela signifie qu’il n’y a pas de cohabitation possible entre la colère et la connaissance de la réalité des choses. Ainsi, au plus haut niveau doctrinal, le terme « ignorance » (avijja) désigne la non-connaissance de la réalité des choses et dans la coproduction conditionnée*, c’est cette ignorance qui fait naître les compositions mentales (avijja paccaya sankhara) dont nous avons parlé plus haut. Dans la doctrine des kam­mas, les actions méritoires (puñña), déméritoires (apuñña) ou neutres (aneñja) sont classées sous le titre de compositions mentales (sankhara). De cette façon, les kamma ont leur place dans la coproduc­tion conditionnée

L’absence d’intention

Dans le cas d’une « faute » qu’on a commise, l’absence d’intention signifie qu’il n’y pas eu de kamma mauvais. Autrement dit, pour qu’une action soit un mauvais kamma, l’intention doit nécessairement être mauvaise’ . Ici, nous utilisons le terme « intention » au sens de la loi des kammas, et non pas dans son sens socio-juridique. Par exemple, ima­ginons que l’on vole avec l’intention de donner aux pauvres. A premiè­re vue, l’intention est bonne, car subvenir au besoin des pauvres est une bonne chose. Mais, la loi des kammas juge le cas différemment. Elle distingue deux actions : voler et pratiquer la charité. Au moment où l’on vole, on a la volonté de voler. Lorsque l’on donne aux pauvres on a la volonté de donner. Puisqu’il y a deux actions différentes, il y aura aussi deux sortes de résultats.

Donc, dans le cas d’une « faute », l’absence d’intention signifie tout simplement l’absence d’une mauvaise volonté au moment où l’action est accomplie. Imaginons que j’aie besoin d’un stylo. Je prends le stylo de ma petite soeur, dans sa chambre, pendant son absence. Evidemment, cela ne constitue pas un vol, car je n’ai aucune intention de voler le stylo en question, bien que je le prenne sans la permission de ma soeur. Pendant mon action, aucune inquiétude, aucune hésita­tion, aucune [série de] pensées concernant un vol ne se produit en moi. Puisque je n’ai aucune intention de voler, ce stylo n’est pas un objet indûment obtenu. Ainsi, sans intention de voler, n’ayant pas produit une série de pensées motivées par l’avidité, c’est un simple acte qui ne donne aucun effet kammique. Imaginons en revanche que j’aille au Supermarché du voisinage et que je mette délibérément un stylo dans ma poche afin de partir sans payer. Cela constitue bien entendu un vol et donc un mauvais kamma, car à chaque étape de mon action, j’ai eu l’intention de voler un stylo et j’ai été conscient de prendre cet objet contre le gré et à l’insu du commerçant. Ainsi, une longue série de pen­sées se produit en moi pendant cette action et ces pensées constituaient une volonté influencée par l’avidité : l’avidité de posséder un stylo et l’avidité pour l’argent non dépensé.
Nécessité d’une bonne intention

Cependant, dans le contexte d’un bon kamma, l’absence d’intention signifie soit que l’on n’a pas une idée claire de la valeur de sa propre bonne action, soit tout simplement l’absence d’une bonne intention. Or, pour qu’une bonne action soit un bon kamma, il faut nécessairement qu’il y ait non seulement l’absence d’une mauvaise intention mais aussi la présence d’une bonne intention. Imaginons que je donne quelque chose à quelqu’un. Dans cette action, si j’ai l’intention de donner vrai­ment, sans aucune arrière-pensée, cela signifie qu’une série de pensées se déroule en moi, et que ces pensées constituent une volonté influen­cée par la générosité (dana cetana) dépourvue d’avidité et d’aversion. L’action que j’effectue sur cette situation mentale est un bon kamma qui peut produire d’heureux résultats kammiques. Cependant, dans ce contexte, la bonne volonté n’est pas le seul facteur nécessaire ; il faut aussi une idée claire sur l’action qu’on va commettre ou qu’on est en train de commettre. En effet, une bonne intention mêlée à l’égarement (moha) peut produire des effets négatifs qui peuvent affaiblir la valeur de la bonne action. Autrement dit, pour qu’une action soit un bon kamma, la situation mentale employée dans cette action doit être dépourvue d’égarement et de confusion . Par exemple, si je donne à un malade très souffrant un médicament avec beaucoup de compassion et de générosité, mais sans réfléchir au danger des médicaments, et sans savoir que ce malade est allergique au médicament en question, le résultat immédiat est catastrophique, et évidemment cette action ne constitue pas un bon kamma. Lorsque je vois ce que j’ai fait, je com­mence à regretter et cette insatisfaction et ce remords constituent les mauvais résultats immédiats de mon action. Cela veut dire que pour qu’un don soit un bon kamma, il faut non seulement la générosité, mais aussi une certaine intelligence.

Source de ces Extraits (du livre de Mohan Vijayaratna : “Au delà de la mort”)

Lire aussi : le Kamma dans la canon pali : “Action intentionnelle”: ICI

Extraits du kammavibhanga Sutta ( La petite analyse de l’action)

J’ai entendu qu’en une occasion le Béni du Ciel se trouvait près de Sâvatthi dans le Bosquet de Jeta, le monastère d’Anathapindika.

Alors Subha l’étudiant, le fils de Todeyya, alla au Béni du Ciel et, en arrivant, échangea de courtoises salutations avec lui. Après un échange de salutations amicales, et de courtoisies, il s’assit sur un côté. Comme il était assis là, il dit au Béni du Ciel: “Maître Gotama, quelle est la raison, quelle est la cause de ce qu’on voit parmi les êtres humains et parmi la race humaine et la bassesse et l’excellence? Car on peut voit des gens de longue et de courte durée de vie, des gens malades et des gens en santé, des laids et des beaux, certains qui n’ont aucune influence et d’autres beaucoup, des pauvres et des riches, des mal-nés et des bien-nés, des gens stupides et des gens de discernement. Quelle est donc la raison, quelle est donc la cause, pour laquelle on peut voir parmi les êtres humains, parmi la race humaine et la bassesse et l’excellence?”

“Etudiant, les êtres sont propriétaires de leurs actions, héritiers de leurs actions, nés de leurs actions, mis en relations par leurs actions, et ont leurs actions pour arbitre. L’action est ce qui différencie les êtres en termes de bassesse et d’excellence.”

“Je ne comprends pas le sens détaillé de l’exposé que Maître Gotama vient de faire en bref sans en expliquer le sens détaillé. Il serait bon que Maître Gotama m’enseigne le Dhamma de sorte que je puisse comprendre le sens détaillé de son bref exposé.” “Dans ce cas, étudiant, écoute et sois très attentif. Je vais parler.” “Comme vous voudrez, Maître Gotama,” répondit Subha l’étudiant.

Le Béni du Ciel dit: “Il y a le cas, étudiant, où une femme ou un homme est un assassin d’êtres vivants, brutal, aux mains pleines de sang, adonné à tuer et assassiner, sans merci pour les êtres vivants. Du fait d’avoir adopté et accompli ce genre d’actions, au moment de la dissolution du corps, après la mort, elle/il réapparait dans le plan de la privation, la mauvaise destination, les domaines inférieurs, l’enfer. Si au moment de la dissolution du corps, après la mort — au lieu de réapparaître dans le plan de la privation, la mauvaise destination, les domaines inférieurs, l’enfer — elle/il revient à l’état humain, alors elle/il a une vie brève
partout où elle/il renaît. C’est là le chemin qui mène à une vie brève: être un assassin d’êtres vivants, brutal, aux mains pleines de sang, adonné à tuer et assassiner, sans merci pour les êtres vivants. ”

Mais ensuite, il y a le cas où une femme ou un homme, ayant cessé de tuer des êtres vivants, s’abstient de tuer des êtres vivants, et demeure à bâton posé, à couteau posé, scrupuleux, miséricordieux et sympathique au bien-être de tous les êtres vivants. Pour avoir adopté et conduit de telles actions, au moment de la dissolution du corps, après la mort, elle/il réapparait dans une bonne destination, dans un monde céleste. Si au moment de la dissolution du corps, après la mort — au lieu de réapparaître dans une bonne destination, dans le monde céleste — elle/il revient à l’état humain, alors elle/il a une vie longue partout où elle/il renaît. C’est là le chemin qui mène à une vie longue: avoir cessé de tuer des êtres vivants, s’abstenir de tuer des êtres vivants……..

…. “Donc, étudiant, le chemin qui conduit à la vie courte fait que les gens ont une vie courte, le chemin qui conduit à la longue vie fait que les gens vivent longtemps; le chemin qui conduit à la maladie fait les gens maladifs et le chemin qui conduit à la santé fait les gens sains; le chemin qui conduit à la laideur fait les gens laids, le chemin qui conduit à la beauté fait les gens beaux; le chemin qui conduit au manque d’influence fait les gens sans influence, le chemin qui conduit à l’influence fait les gens influents; le chemin qui conduit à la pauvreté fait les gens pauvres, le chemin qui conduit à la richesse fait les gens riches; le chemin qui conduit à une basse naissance fait que les gens soient de basse naissance, le chemin qui conduit à une haute naissance fait que les gens soient de haute naissance; le chemin qui conduit à la stupidité fait les gens stupides, le chemin qui conduit au discernement fait que les gens on du discernement.

“Les êtres sont propriétaires de leurs actions, héritiers de leurs actions, nés de leurs actions, mis en relations par leurs actions, et ont leurs actions pour arbitre. L’action est ce qui différencie les êtres en termes de bassesse et d’excellence.”

Lorsque ceci eût été dit, Subha l’étudiant, le fils de Todeyya, dit au Béni du Ciel: “Magnifique, Maître Gotama! Magnifique! Tout comme s’il avait redressé ce qui était renversé, qu’il avait révélé ce qui était caché, qu’il avait montré le chemin à celui qui était perdu, ou porté une lampe dans l’obscurité de sorte que ceux qui ont des yeux puissent voir les formes, de même, Maître Gotama – – grâce à plusieurs lignes de raisonnement — a éclairci le Dhamma. Je vais auprès du Maître Gotama pour mon refuge, auprès du Dhamma, et de la Communauté des moines. Puisse le Maître Gotama se rappeler de moi comme d’un disciple laïc qui a pris auprès de lui refuge, à partir de ce jour, pour la vie.”

Sivaka sutta : Les actions et leurs résultats:

(15.1) Une fois, le Bienheureux séjournait à Kalandakanivapa, dans le parc des Bambous, près de la ville de Rajagaha. Un jour, le Paribbajaka Moliya-Sivaka rendit visite au Bienheureux. S’étant approché du Bienheureux, il échangea avec lui des politesses et des paroles de courtoisie. Puis il s’assit à l’écart sur un côté.

(15.2) S’étant assis à l’écart sur un côté, le Paribbajaka Moliya-Sivaka dit au Bienheureux: Il y a, ô vénérable Gotama, des religieux et des brahmanes qui ont cette opinion et disent: “Toutes les sensations joyeuses, ou douloureuses, ou neutres éprouvées par tel ou tel individu dépendent des actions qu’il a commises dans le passé.” A ce sujet qu’avez-vous à dire, ô vénérable Gotama?

(15.3) Le Bienheureux dit: O Sivaka, il y a aussi des sensations qui se produisent à cause de la bile. Vous pouvez savoir par votre propre expérience qu’il y a aussi des sensations qui se produisent à cause de la bile. Le fait de l’existence des sensations qui ont la bile pour origine est généralement reconnu par le monde comme vrai.

(15.4) Dans ce cas-là, ô Sivaka, les religieux et les brahmanes qui disent: “Toutes les sensations joyeuses, ou douloureuses, ou neutres éprouvées par tel ou tel individu dépendent des actions qu’il a commises dans le passé”, vont trop loin des faits qu’on peut connaître par l’expérience personnelle et des faits généralement reconnus par le monde. A cause de cela, je dis que l’opinion de ces religieux et de ces brahmanes n’est pas correcte.

(15.5) O Sivaka, il y a aussi des sensations qui se produisent à cause du flegme. Vous pouvez savoir par votre propre expérience qu’il y a aussi des sensations qui se produisent à cause du flegme. Le fait de l’existence des sensations qui ont le flegme pour origine est généralement reconnu par le monde comme vrai.

(15.6) Dans ce cas-là, ô Sivaka, les religieux et les brahmanes qui disent: “Toutes les sensations joyeuses, ou douloureuses, ou neutres éprouvées par tel ou tel individu dépendent des actions qu’il a commises dans le passé”, vont trop loin des faits qu’on peut connaître par l’expérience personnelle et des faits généralement reconnus par le monde. A cause de cela, je dis que l’opinion de ces religieux et de ces brahmanes n’est pas correcte.

(15.7) O Sivaka, il y a aussi des sensations qui se produisent à cause du souffle. Vous pouvez savoir par votre propre expérience qu’il y a aussi des sensations qui se produisent à cause du souffle. Le fait de l’existence de sensations qui ont le souffle pour origine est généralement reconnu par le monde comme vrai.

(15.8) Dans ce cas-là, ô Sivaka, les religieux et les brahmanes qui disent: “Toutes les sensations joyeuses, ou douloureuses, ou neutres éprouvées par tel ou tel individu dépendent des actions qu’il a commises dans le passé “, vont trop loin des faits qu’on peut connaître par l’expérience personnelle et des faits généralement reconnus par le monde. A cause de cela, je dis que l’opinion de ces religieux et de ces brahmanes n’est pas correcte.

(15.9) O Sivaka, il y a aussi des sensations qui se produisent à cause de l’union des humeurs du corps. Vous pouvez savoir par votre propre expérience qu’il y a aussi des sensations qui se produisent à cause de l’union des humeurs du corps. Le fait de l’existence de sensations qui ont l’union des humeurs pour origine est généralement reconnu par le monde comme vrai.

(15.10) Dans ce cas-là, ô Sivaka, les religieux et les brahmanes qui disent: “Toutes les sensations joyeuses, ou douloureuses, ou neutres éprouvées par tel ou tel individu dépendent des actions qu’il a commises dans le passé “, vont trop loin des faits qu’on peut connaître par l’expérience personnelle et des faits généralement reconnus par le monde. A cause de cela, je dis que l’opinion de ces religieux et de ces brahmanes n’est pas correcte.

(15.11) O Sivaka, il y a aussi des sensations qui se produisent à cause du changement des saisons. Vous pouvez savoir par votre propre expérience qu’il y a aussi des sensations qui se produisent à cause du changement des saisons. Le fait de l’existence des sensations qui ont le changement des saisons pour origine est généralement reconnu par le monde comme vrai.

(15.12) Dans ce cas-là, ô Sivaka, les religieux et les brahmanes qui disent: “Toutes les sensations joyeuses, ou douloureuses, ou neutres éprouvées par tel ou tel individu dépendent des actions qu’il a commises dans le passé “, vont trop loin des faits qu’on peut connaître par l’expérience personnelle et des faits généralement reconnus par le monde. A cause de cela, je dis que l’opinion de ces religieux et de ces brahmanes n’est pas correcte.

(15.13) O Sivaka, il y a aussi des sensations qui se produisent à cause d’incidents irréguliers. Vous pouvez savoir par votre propre expérience qu’il y a des sensations qui se produisent à cause d’incidents irréguliers. Le fait de l’existence des sensations qui ont des incidents irréguliers pour origine est généralement reconnu par le monde comme vrai.

(15.14) Dans ce cas-là, ô Sivaka, les religieux et les brahmanes qui disent: “Toutes les sensations joyeuses, ou douloureuses, ou neutres éprouvées par tel ou tel individu dépendent des actions qu’il a commises dans le passé”, vont trop loin des faits qu’on peut connaître par l’expérience personnelle et des faits généralement reconnus par le monde. A cause de cela, je dis que l’opinion de ces religieux et de ces brahmanes n’est pas correcte.

(15.15) O Sivaka, il y a aussi des sensations qui se produisent à cause d’accidents soudains. Vous pouvez savoir par votre propre expérience qu’il y a des sensations qui se produisent à cause d’accidents soudains. Le fait de l’existence des sensations qui ont des accidents soudains pour origine est généralement reconnu par le monde comme vrai.

(15.16) Dans ce cas-là, ô Sivaka, les religieux et les brahmanes qui disent: “Toutes les sensations joyeuses, ou douloureuses, ou neutres éprouvées par tel ou tel individu dépendent des actions qu’il a commises dans le passé “, vont trop loin des faits qu’on peut connaître par l’expérience personnelle et des faits généralement reconnus par le monde. A cause de cela, je dis que l’opinion de ces religieux et de ces brahmanes n’est pas correcte.

(15.17) O Sivaka, il y a aussi des sensations qui se produisent à cause de la maturation des actions. Vous pouvez savoir par votre expérience qu’il y a des sensations qui se produisent à cause de la maturation des actions. Le fait de l’existence des sensations qui ont la maturation des actions pour origine est généralement reconnu par le monde comme vrai.

(15.18) Dans ce cas-là, ô Sivaka, les religieux et les brahmanes qui disent: “Toutes les sensations joyeuses, ou douloureuses, ou neutres éprouvées par tel ou tel individu dépendent des actions qu’il a commises dans le passé “, vont trop loin des faits qu’on peut connaître par l’expérience personnelle et des faits généralement reconnus par le monde. A cause de cela, je dis que l’opinion de ces religieux et de ces brahmanes n’est pas correcte.

(15.19) Cela dit, le Paribbajaka Moliya-Sivaka dit au Bienheureux: Merveilleux, ô vénérable Gotama, merveilleux, ô vénérable Gotama. C’est (vraiment), ô vénérable Gotama, comme si l’on redressait ce qui a été renversé, découvrait ce qui a été caché, montrait le chemin à l’égaré ou apportait une lampe dans l’obscurité en pensant: “Que ceux qui ont des yeux voient les formes”; de même, le vénérable Gotama a rendu claire la doctrine de maintes façons.

(15.20) Je prends refuge dans le vénérable Gotama, dans le dhamma (l’Enseignement) et dans le sangha (la Communauté). Que le vénérable Gotama veuille bien m’accepter comme disciple laïc de ce jour jusqu’à la fin de ma vie.

Livres conseillés :

-Il n’y a ni mort ni peur, par Thich Nhat Hanh

– Au delà de la mort par Mohan Wijayaratna.
Ce livre de Mohan Wijayaratna “n’a pas pour but de prouver qu’il y a une ou plusieurs vies après la mort, mais se propose simplement de montrer comment le phénomène de renaissance est expliqué dans le bouddhisme des textes canoniques. c’est sur ce fondement doctrinal que les bouddhistes croient, en principe, que l’existence de l’être individuel ne s’arrête pas à la mort”

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