Karaniya Mettā Sutta

Karaniya Mettā Sutta

hymne de l’amour universel

Traduit par Jeanne Schut

Karanîyam atthakusalena

yam tam santam padam abhisamecca

sakko ujû ca sûjû ca

suvaco c’assa mudu anatimâni

 

 Voici comment devrait se comporter

Celui qui a développé des qualités de bonté

Et qui connaît la voie de la paix :

Qu’il soit appliqué, honnête et droit, direct et doux dans ses paroles.

 

santussako ca subharo ca

appakiccoca sallahuka-vutti

santindriyo ca nipako ca

appagabbho kulesu ananugiddho

 

Humble et sans prétention,

Satisfait et aisément contenté.

Qu’il demeure frugal

Ni effronté ni flatteur envers ceux qui le nourrissent.

 

na ca khuddam samâcare

kinci yena viññû pare upavadeyyum

sukhino vâ khemino hontu

sabbe sattâ bhavantu sukhitattâ

 

Qu’il soit paisible, maître de ses sens, naturellement discret, sans exigences.

Et qu’il ne fasse rien que les sages, plus tard, pourraient condamner.

Qu’il médite ainsi : « Prenant moi-même refuge dans le bonheur et dans la paix,

Je souhaite que tous les êtres soient heureux et en paix.

 

ye keci pânabhûtatthi

tasâ vâ thâvarâ vâ anavasesâ

dîghâ vâ ye mahantâ vâ

majjhimâ rassakânuka-thûlâ

 

 « Que tous les êtres vivants, quels qu’ils soient —

Les faibles comme les forts, tous sans exception,

Les grands et les puissants,

Les moyens et les petits,

 

ditthâ vâ yeva additthâ

ye ca dûre vasanti avidûre

bhûtâ vâ sambhavesî vâ

sabbe sattâ bhavantu sukhitattâ

« Visibles et invisibles,

Proches et lointains,

Nés et à naître —

Que tous les êtres soient heureux et en paix !

 

na paro param nikubbetha

nâtimaññetha kattha ci nam kañci

byârosanâ patighasaññâ

nâññam aññassa dukkham iccheyya

 

« Que nul ne trompe autrui,

Ni ne méprise aucun être, quel qu’il soit.

Que nul, par colère ou aversion,

Ne souhaite de mal à autrui. »

 

mâtâ yathâ niyam puttam

âyusâ ekaputtarn anurakkhe

evampi sabba bhûtesu

mânasam bhâvaye aparimânam

 

Comme une mère,

Au péril de sa vie,

Protège son enfant,

Son unique enfant,

 

mettañ ca sabbalokasmim

mânasam bhâvaye aparimânam

uddham adho ca tiriyañ ca

asambâdham averam asapattam

 

Ainsi doit-on ouvrir son cœur à l’infini à tous les êtres vivants,

Rayonner la bienveillance envers le monde entier :

Ouvrir son cœur dans toutes les directions –

En haut, en bas et tout autour, sans limites –

Libre de toute haine et de toute aversion.

 

tittham caram nisinno vâ

sayâno vâ yâvatassa vigatamiddho

etarn satim adhittheyye

brâhmam etam vihâram idham âhu

 

Que l’on soit assis, debout, en marche ou couché,

Tant que l’on est éveillé, on doit toujours être fidèle à ce souhait.

C’est ce que l’on appelle

« Demeurer dans un état divin, ici et maintenant ».

 

ditthiñ ca anupagamma sîla vâ

dassanena sampanno

kamesu vineyya gedham

na hi jâtu gabbaseyyam punaretï’ti

 

Sans se laisser piéger par des croyances erronées

Celui qui a le cœur pur, qui voit la vérité ultime des choses

Et s’est libéré de tous les désirs sensoriels,

Ne reprendra plus jamais naissance dans ce monde.

 

 

 

Ecoutez le Karanya Metta Suttachanté en pali par Bhante Bodhidhamma, directeur du centre spirituel Satipanyaen Angleterre, suivi de la traduction en français lue par Jeanne Schut.

Dhamma de la forêt

 

Sutta Nipata  

 

Ci dessous la version traduite par Thanissaro Bhikkhu.:

 

Sutta Nipata I.8
Karaniya Metta Sutta
La bonne volonté
D’après la traduction du Pali à l’Anglais par Thanissaro Bhikkhu.
Pour libre distribution. Cet ouvrage peut être republié, reformaté, réimprimé et redistribué par n’importe quel média. L’auteur désire cependant que toute ces republications et redistributions soient mises à disposition du public librement et sans restriction aucune, et que les traductions et autres travaux dérivés soient clairement identifiés comme tels.
Note: Ce sutta apparaît également à Khp 9.


Voici ce que doit faire celui dont les buts sont avisés
Qui veut arriver à l’état de paix:
Etre capable, droit, et direct,
Facile à instruire, aimable et sans prétention,
Content et facile à vivre,
Ayant peu de charges, vivant de peu,
Aux facultés pacifiques, et plein de maîtrise [de soi],
modeste, et sans envie d’avoir des partisans.

Ne faites pas la moindre chose
que plus tard les sages pussent censurer.

Dites-vous: Heureux, tranquilles,
Puissent tous les êtres être heureux dans leur coeur
Quels que soient ces êtres,
faibles ou forts, sans exception,
longs, larges,
moyens, courts,
subtils, grossiers,
visibles et invisibles,
proches et éloignés,
nés et en recherche de naissance:
Puissent tous les êtres être heureux dans leur coeur.

Que personne ne trompe personne
Ou ne méprise quiconque, nulle part,
Ou que par colère ou irritation
Personne ne souhaite de souffrir à personne.

Comme une mère risquerait sa vie
Pour protéger son enfant, son seul enfant,
De même doit-on cultiver un coeur sans limite
Par rapport à tous les êtres.
Avec bonne volonté pour le cosmos entier,
Cultivez un coeur sans limites:
Au-dessus, en dessous, et tout autour,
sans obstacle, sans hostilité ni haine.
Que ce soit debout, en marchant,
Assis ou couché,
aussi longtemps qu’on est alertes,
On doit être résolu dans son attention.
C’est ce qu’on appelle les demeures sublimes
Ici et maintenant.

Non pas prisonnier de ses conceptions,
Mais vertueux et accompli en vision,
Ayant dompté le désir des plaisirs sensuels,
jamais plus
on ne reposera dans la matrice..


 

 

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